Que dois-je faire ?

Bonheur
Trouver le bonheur

« Que dois-je faire ? » Une question que l’on se pose fréquemment lorsque l’on se trouve dans une impasse. En effet, pour accomplir nos actes, au quotidien ou dans la vie en général, nous sommes intérieurement guidés par la morale. Seule la morale nous indique ce qui est bien et ce qui est mal, et nous mène vers la voie la plus adaptée.

Qu’est-ce que le bonheur ?

D’après le célèbre philosophe grec, Aristote, le bonheur est défini comme étant un principe. Selon lui, c’est le but de la vie. Ainsi, à la question « Que dois-je faire ? », il répond « Trouver le bonheur ». En fonction de chaque être, cela peut varier. Si pour certains, le bonheur consiste à « se faire plaisir » ou « s’éclater », pour d’autres, il peut faire l’objet d’une certaine sérénité qui est généralement plus durable que le plaisir. Et plus simplement, certaines personnes perçoivent le bonheur comme le fait d’être à l’abri des souffrances inutiles. En effet, le bonheur est surtout une sorte d’état d’esprit plus favorable à notre envie de vivre.

Le bonheur et la morale

Dans la plupart des cas, la morale est le guide intérieur de chaque individu. C’est en quelque sorte la grande décisionnaire de notre vie, car elle seule est capable de nous influencer dans nos choix. La morale nous permet de distinguer le bien du mal et nous pousse toujours à choisir ce qui est bien pour nous. Dans le cadre de l’atteinte du bonheur, la morale nous entraîne dans la bonne voie nous y menant. Ainsi, il n’y a jamais de bien absolu ni de mal absolu. Car c’est en fonction de notre perception du bonheur que notre morale nous oriente vers le bien adéquat. Donc, ne vous méprenez pas si vos amies vous critiquent parce que vous avez encore envoyé un texto disant à votre ex que vous l’aimez encore. Vous étiez seulement en quête d’un apaisement intérieur, vous avez surtout envie d’être heureuse.

Le bonheur et la liberté

Nous avons également cette tendance d’associer le bonheur à la liberté. Pour plusieurs, un homme libre est un homme heureux, mais l’inverse n’est pas forcément toujours vrai. Et à l’instar du bonheur, la perception de la liberté n’est pas non plus la même pour tout le monde. Il y a ceux qui voient en la liberté une finalité, ceux qui en font un style de vie… Bref, à chacun sa vision de la liberté !

Qu’en est-il du devoir ?

Contrairement à la morale, le devoir est un élément externe qui affecte nos comportements extérieurement. Si la morale nous pousse à faire quelque chose volontairement, le devoir quant à lui n’est que devoir. Vous vous demandez « Que dois-je faire », et il vous pousse à agir, parfois sans que vous ne le vouliez. Par pur devoir, nous travaillons, car nous avons dépassé l’âge de nous amuser. De la même manière, certaines femmes se voient dans l’obligation de se marier ou d’avoir des enfants, car la société les pousse dans cette voie. Se demandant sans cesse : « quand vais-je me marier ? » ou « Quand vais-je tomber enceinte ? », elles peuvent réaliser des choses qu’elles n’ont pas vraiment voulues. À contrario, nous travaillons pour pouvoir nous faire plaisir, pour nous acheter ce qui nous plait et pour être indépendant(e) financièrement.

En d’autres termes, le devoir dicte des actions que nous allons entreprendre de façon réfléchie et calculée. Il nous pousse à agir de manière raisonnée.

Mener une vie active ou contemplative : que dois-je faire ?

Pour répondre à la question « qu’est-ce que je dois faire ? », la philosophe Hannah Arendt vous propose deux genres de vie : la vie active et la vie contemplative. D’après sa théorie, ce sont des orientations de l’existence qui nous permettent de trouver le bonheur. La vie active étant un style de vie basé sur l’affirmation du désir et de l’action. Ce modèle de vie a pour principe d’agir et de s’accomplir. Nous sommes confrontés à une force vitale qui exige de nous de mettre en place des actions pour arriver à la réalisation de soi-même. Si l’on se réfère aux concepts « bonheur, liberté et devoir », la vie active correspond surtout au devoir, mais aussi à la liberté.

Par opposition, la vie contemplative renvoie à une recherche du bonheur reposant sur un renoncement les futilités que sont la richesse et l’envie de réussir. Pour ce modèle de vie, l’existence se résume au fameux « lâcher-prise » qui nous fait profiter du moment présent. Autrement, c’est le style « Carpe Diem » !

Partagez cet article: