Comment adopter un enfant ?

Principe d'adoption
Enfant adopté

Quand bien même vous avez épuisé toutes les voies médicales, il vous reste une ultime solution pour contourner la stérilité, c’est l’adoption. Il est vrai qu’avec l’adoption, vous ne subissez pas les neuf mois de crampe ou les nausées matinales d’une femme enceinte, mais la voie est tout aussi pénible, sinon plus, entre l’attente sans fin, les déceptions à répétition. C'est un parcours digne d’un vrai combattant parfois. L’idée n’est pas de vous décourager, mais de vous préparer, mentalement, physiquement et surtout administrativement à affronter l'adoption. Voici tout ce que vous devez savoir sur comment adopter un enfant.

Les dispositions légales sur l’adoption

La loi française instaure deux types d’adoption, l’adoption plénière et l’adoption simple.

Elle est simple lorsqu’elle n’emporte pas rupture des liens familiaux de l’enfant et plénière lorsque la filiation nouvelle se substitue entièrement à l’ancienne.

L’adoption simple

Simple signifie que vous devenez les parents légaux de l’enfant mais que ses parents d’origine gardent leur statut. En d’autres termes, l’enfant va avoir plusieurs parents, vous mais aussi ses parents de sang.

L’enfant bénéficiera de toutes les conséquences qui s’en suivent, notamment en ce qui concerne l’héritage. Néanmoins, ce sont les parents adoptifs qui exercent l’autorité parentale sur l’enfant adopté.

Il faut savoir qu’aucune limite d’âge n’est imposée pour l’adoption simple, concernant notamment l’enfant si ce n'est la différence d'âge.

Attention : l’adoption simple est révocable pour certains motifs graves, révocation pouvant être demandé par l’adoptant ou l’adopté pour certains manquements.

Comment adopter pleinement un enfant ?

Avec l’adoption plénière, l’enfant devient votre enfant et uniquement votre enfant. Les liens antérieurs sont rompus et l’adoptant est considéré comme le parent originel.

Si le parent de sang est décédé ou inconnu, les ascendants, c’est-à-dire les grands-parents prennent la place du parent décédé pour le consentement.

Il va donc de soi que si le parent est toujours vivant, son consentement est requis, sauf s’il a été déchu de son autorité parentale. Pour les pupilles de l’Etat, c’est le Conseil général du département qui donne son aval. L’adoption plénière est définitive et irrévocable.

Remarque : adoption simple ou adoption plénière, la loi impose l’âge minimum de 28 ans pour l’adoptant et une différence d’âge de 15 ans avec l’adopté.

Comment adopter à l’étranger ?

La principale différence entre l’adoption en France et l’adoption à l’étranger est dans l’accélération des procédures. En effet, l’adoption à l’étranger est souvent plus simple et plus rapide.

L’adoption internationale constitue aujourd’hui 80% des cas d’adoption en France. Vous avez deux options, recourir à une agence ou organisme d’adoption française qui joue le rôle d’intermédiaire à l’étranger, ou effectuer toutes les démarches vous-même en faisant le déplacement.

L’adoption internationale peut être simple ou plénière, administrative ou judiciaire.

Important : adoption en France ou adoption internationale, il vous sera toujours nécessaire d’obtenir un agrément, une sorte d’autorisation à adopter.

Comment adopter l’enfant de son conjoint ?

Le cas le plus courant d’adoption est celle du conjoint dans une famille recomposée. Il faut savoir que si l’autre parent est toujours vivant, le consentement de ce dernier est obligatoire et l’adoption reste simple.

Si le parent est décédé, l’adoption peut être plénière, sauf si les grands-parents s’y opposent.

Important : si l’enfant a plus de 13ans, son consentement est également requis.

Vous avez également la possibilité d’adopter l’enfant d’un de vos proches, frère, sœur. L’adoption intrafamiliale est très courante et elle est d’autant plus simplifiée qu’un lien familial existe déjà entre l’adopté et l’adoptant.

Seulement, il est rare de pouvoir passer par une adoption intrafamiliale plénière. De plus, pour un enfant de plus de 13 ans, ce dernier doit consentir à se faire adopter. Le consentement du parent d’origine ou à défaut du conseil de famille est également nécessaire.

Toutes les cartes entre vos mains, il ne reste plus qu'à vous souhaiter d'être heureux en trouvant votre enfant.

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